Le témoignage de Grillon sur une exposition et la peinture d'Yves Floc'h
Yves Floc'h copié par un peintre d'Argentine !
Notes dictées par Yves Floc'h quelques jours avant sa mort
La
foi enthousiaste d'un jeune étudiant des Beaux-Arts
Ce samedi 27 mai, mon mari tout gentil m’a emmenée visiter une petite exposition consacrée à un peintre breton, Yves Floc’h, à Plouguerneau en Finistère Nord, sur l’aber Wrac’h.
Merci encore à elle pour ce témoignage ! Ne manquez pas d'aller visiter son blog, principalement consacré à l'art et la peinture.
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Yves Floc'h copié par un peintre d'Argentine !
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| Notes dictées par Yves Floc'h à son épouse Marguerite, à la demande de leur amie Jorda Caouissin, en août 1990, quelques jours avant sa mort. Ma jeunesse... Je suis né le 24 mai 1906, au karpont en Plouguerneau (Finistère), dans une petite maison, à droite en descendant du bourg, à 500 mètres sur la route de Lesneven. Nous étions 7 personnes dans cette modeste maison : ma grand-mère, Tad Coz, son mari, ma Tante Reine (un peu plus jeune que ma mère), mon père, ma mère, mon frère François et moi-même. Ensuite, j'ai eu deux petite soeurs qui sont mortes à 9 mois ; ma soeur Adrienne est née en 1921. J'ai fait mes études primaires à l'école des Frères et j'ai obtenu mon Certificat d'Etudes vers l'âge de 13 ou 14 ans. Ensuite, j'ai aidé mon père aux travaux des champs... Mais un jour, j'ai lu sur un journal une réclame : on signalait un cours de dessin industriel par correspondance à l'Ecole Universelle. Je m'y suis inscrit, et pendant plusieurs semaine j'ai envoyé mes devoirs à Paris. Mais un jour, Monsieur l'abbé Le Borgne qui venait confesser mon grand-père Claoda tous les mois, me déconseilla tout à fait de poursuivre ces études. Il dit à ma mère : "La place d'Yves est ici, à la ferme pour vous aider. De plus, aller à Paris, c'est la perte de son âme". Donc, malgré l'avis de mon père qui préférait me voir "sur les études" plutôt que de m'esquinter à la terre, j'arrêtais mes devoirs de l'Ecole universelle de Paris. Mais voici que Monsieur le Curé de Plouguerneau me demande de travailler pour lui au Presbytère, où Monsieur l'abbé Perrot venait d'être nommé comme vicaire. Aussitôt installé, ce dernier créa le Patronage "Paotred Mikael an Nobletz". J'étais un des premiers à m'insrire. La troupe était mixte, ce qui inquiéta beaucoup l'évêque de l'époque, Monseigneur Duparc. La troupe préparait une pièce, mais il fallait un décor. Monsieur l'abbé Perrot fit venir un peintre décorateur de Morlaix, Monsieur Lintanf. Bien sûr, je l'aidais à la préparation des "camions", à la confection des différents panneaux. Depuis les petites classes à l'école des Frères, j'aimais dessiner les chapelles, les fontaines et les vieilles maisons de la région. Ce travail artistique, c'était quelque chose de nouveau et de fort intéressant. J 'étais ravi de voir un décorateur travailler sous mes yeux. Puis la troupe de théâtre se prépara à jouer une seconde pièce. Mais il fallait un intérieur de ferme bretonne. Je propose alors à Monsieur Perrot de peindre ce décor... Je me demande maintenant comment j'ai pu me débrouiller pour faire ce travail. Enfin, il paraît que c'était très bien ! Avant d'aller plus loin dans le récit de ma vie, il faut que je vous dise comment la troupe organisait la mise en route d'une séance : Monsieur l'abbé nous réunissait une ou deux fois par semaine, et il commençait par lire la pièce qu'il avait choisie. Il lisait en mettant les intonations qui convenaient, et il nous disait ensuite : "Moi je crois que tel rôle irait bien pour toi, tu as le physique de l'emploi, et tel autre rôle pour un autre etc..." une fois la pièce mise en chantier, l'Abbé copiait les rôles de tous les acteurs, puis nous les apprenions. (Il n'y avait pas de photocopieurs en ce temps là). Pendant plusieurs mois parfois, nous répétions nos pièces. Lorsque tout était au point, on annonçait les dates des séances, et on les affichait en ville et à l'église. C'était une joie pour tous, surtout qu'avec l'argent récolté, on faisait un repas le soir après la séance, dans la salle du Patro, et c'était toujours très gai. Puis nous allions dans les paroisses environnantes pour donner nos spectacles. Je reprends la suite des événements... Après avoir fait un décor convenable, Monsieur Perrot m'interroge : "Ne veux-tu pas te faire prêtre ?"Je lui dit que non. "Alors, dit-il, nous irons un jour prochain en carriole au Collège de Lesneven, pour montrer tes carnets de croquis au professeur de dessin, Monsieur Julien". A partir de ce moment-là, j'allais un jour par semaine, en vélo ou en voiture à cheval, à 15 km, faire corriger mes croquis par Monsieur Julien. Je travaillais dans la journée, pour Monsieur le Curé, comme garçon de presbytère : je conduisais la carriole lorsque les abbés avaient un déplacement, je servais à table lorsque ces messieurs recevaient des invités... Le soir, après mon travail, Monsieur Perrot me donnait des leçons de français dans sa chambre. Un autre abbé, l'abbé Madec, me donnait des leçons de mathématiques et de géométrie. Et c'est ainsi que je suis arrivé à l'âge de 20 ans. Monsieur Perrot a donc réglé, sur sa bourse personnelle, les leçons de dessin des premiers mois. Je dois dire aussi que nous avons été une douzaine de garçons de la paroisse à être aidés pécuniairement au début de nos études secondaires.Ce fut ainsi le cas pour un autre garçon de Plouguerneau, qui venait avec moi au collège de Lesneven prendre des leçons de musique, et il eut alors la possibilité de pourvoir le poste d'organiste à l'église de Plouguerneau. J'avais obtenu mon Certificat de Préparation Militaire, et, grâce à ma place à l'examen, j'ai pu choisir "les chars d'assaut" à Rennes, afin de pouvoir suivre les cours du soir à l'école des Beaux-Arts de Rennes. Après mon service militaire à 21 ans, je me suis inscrit pour suivre tous les cours de l'école des Beaux-Arts. La 3ème année, j'ai préparé l'entrée à l'Ecole Nationale Supérieure des Arts-Décoratifs de Paris.J'avais obtenu une bourse d'études supérieures. Après les 3 ans à Rennes, une autre bourse pour 3 ans à l'école des Arts-Déco, et à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris, je suis arrivé à la situation de professeur de dessin, dans l'enseignement secondaire.C'est bien grâce à l'Abbé Perrot que j'ai pu m'engager dans cette voie. C'est lui qui bénit notre mariage à Saint-Laurent de la Mer, près de Saint-Brieuc, le 23 juillet 1938. Je termine ces quelques souvenirs sur ma jeunesse en remerciant le ciel d'avoir placé sur ma route ici-bas ce saint prêtre, grâce auquel j'ai eu le bonheur d'accomplir une vie heureuse près de ma femme et de mes enfants. |
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La foi enthousiaste d'un jeune étudiant des Beaux-Arts
Au
Musée des Beaux-Arts de Rennes,
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Jordaens,
Jacob
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| Les Beaux-Arts de Rennes sur lequel se trouve ce tableau. | |
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Le
pardon de Coat Keo
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Statue
de Notre-dame de Coat Keo réalisée à la demande
de l'Abbé Perrot, recteur de Scrignac.
Dessinée par Yves Floc'h, sculptée par F. Chauris, en bois d'acajou. La statue a été bénie par Monseigneur Duparc, le 6 avril 1933. Le jour du pardon de Coat Keo, le 15 août, elle est toujours portée en procession par 8 hommes. Originalité de la statue : l'Enfant-Jésus envoie un baiser à ceux qui prient. |
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| Le
Credo des Artistes
Je
crois en l'Art un et innombrable, créateur de beauté, |
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| Je
crois au génie et à l'inspiration, À la doctrine des maîtres et à la tradition, À l'excellence du métier, Aux exigences des matériaux, À la dépendance des formes, Et à la vie, source éternelle de l'Art. |
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Musique de Myrdhin ("The banks of sullane", Harp and bamboo, escalibur 841, Coop Breizh).