JACQUES JULLIEN (1891-1963)
Professeur de dessin et artiste peintre
Petite notice biographique Jacques
Jullien est né le 20 juin 1891 à Condé-sur-Noireau
(Calvados), où son père est professeur d’anglais.
Sa mère descendait d’une vieille famille locale qui
s’était intéressé au commerce de tissus. Professeur au collège de Lesneven En
1917, Jullien est nommé professeur de dessin au collège
Saint-François de Lesneven. Il existe une photographie le
montrant dans sa classe avec ses élèves. Le Supérieur
du collège est alors le chanoine Moënner, qui deviendra
plus tard curé archiprêtre de Saint-Louis de Brest.
Jullien restera en relation avec lui, et parmi ses projets de fresques
figure un " Sacre de Saint Louis ". |
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En
décembre 1922, lors d’une exposition personnelle à la
galerie Louis Carré à Rennes, il présente 12 peintures
(dont Sainte Pétronille, présentée dans cette
exposition), des gouaches et des estampes. A cette occasion, une gouache, " La
Confirmation " est acquise par le Musée des Beaux-Arts
de Rennes ; une autre gouache et une peinture sont achetées
par le beau-père de Louis Carré ; d’autres oeuvres
par des nommés Charlier, Montigny, Emver (architecte à Saint-Malo),
etc... |
En 1923, Eucher Corre, recteur de Henvic, lui commande un
triptyque pour son église, fresque ou toile faisant office de Monuments
aux Morts de la Guerre. Cette oeuvre semble avoir disparu et il en
reste une description dans Ouest-Eclair du 4 octobre 1927 et une
photographie dans le fonds du Musée de Rennes. Vers la même époque
il réalise aussi le dessin préparatoire pour le
Monument aux Morts de Kerlouan. Jullien reste cependant en contact avec l’établissement lesnevien et, en 1933. il participe à l’exposition commémorative des fêtes du centenaire du collège avec une peinture, " Les Halles de Lesneven ", et deux photos de triptyques, " L’Enfant prodigue » et " Bretagne ". Il illustre également le supplément de " En Avant ", bulletin des anciens élèves du Collège. Carrière parisienne (années 1930-1950) En
1930, Jacques Jullien s’établit à Paris,
où il réside dans le 9ème arrondissement. Il
enseigne au cours de dessin par correspondance ABC et il réalise
des illustrations pour les Editions Larousse et Hatier. Il
a également été en rapport avec la galerie
Prouté (6ème arrondissement), spécialisée
dans le dessin. Jullien dans le Poitou et en Auvergne En 1939 et 1940, Jacques Jullien séjourne à Angles-sur-I’Anglin, et peut-être s’y est-il réfugié pendant la guerre. Plusieurs oeuvres (huile sur panneaux, aquarelles et dessins aux crayons de couleur) représentent cette localité considérée comme " l’un des plus beaux villages de France ". Il va d’ailleurs s’y retirer à la fin de sa vie. Le
nom de " Fontgombault " se trouve à plusieurs
reprises dans les papiers de Jullien et des oeuvres se trouvent peut-être
dans cette abbaye bénédictine ou dans l’église
paroissiale (" Saint Martin guérissant un lépreux " ?) Il décède à Poitiers le 9 mars 1963 à l’âge de 72 ans. Notice
biographique établie par le Docteur Le Goff Nota
: un article sur La coiffe de Henvic, évoque |
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Yves Floc'h, après ses cours de dessin à Lesneven, continuera à avoir des contacts avec M. Jullien. Voici ici une lettre issue de leur correspondance où M. Jullien s'adresse à Yves Floc'h : |
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La lettre manuscrite |
La lettre recopiée |